La difficulté et la sagesse de cesser de fumer pendant la pandémie

Mis à jour : oct. 9

La dépendance à la nicotine est insidieuse et peut pourtant sembler un réconfort.


Une revue récente du Journal of the Medical Association ("JAMA") a rappelé aux lecteurs que "... les cigarettes restent la principale cause évitable de décès" et "tuent un demi-million d'Américains chaque année". Mais comme le souligne le critique, l'épidémie de cigarettes est devenue invisible en raison des besoins plus urgents de la pandémie de Covid-19.


D'une manière ou d'une autre, les quelques publicités télévisées montrant la dévastation physique et, en fin de compte, les décès prématurés causés par la dépendance à la nicotine ne semblent pas avoir le même impact que les émissions télévisées sur les services hospitaliers coincés avec des patients de Covid-19 nécessitant des mesures héroïques pour rester en vie. Certains de ces patients peuvent avoir besoin de soins intensifs parce qu'ils sont fumeurs, selon plusieurs rapports et avertissements de l'American Cancer Institute et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'OMS a publié une revue des études en cours sur le tabagisme comme facteur de risque de coronavirus en juin.


Étant donné que le tabagisme peut altérer la fonction pulmonaire, augmenter la sensibilité aux infections et diminuer l'immunité, les fumeurs sont supposés être plus à risque de contracter Covid-19. Où sont-ils? La preuve qu'ils pourraient être si sensibles est venue d'études en Chine montrant que les hommes contractaient Covid-19 beaucoup plus rapidement que les femmes, et la raison invoquée était que leur taux de tabagisme était vingt fois plus élevé. L'effet du tabagisme sur leurs poumons a-t-il augmenté leur sensibilité? L’OMS a suggéré que l’acte physique d’amener ses doigts sur les lèvres pourrait également augmenter la transmission du virus. Pourtant le rapport a conclu qu'il n'y a pas de preuve épidémiologique substantielle que le tabagisme augmente la sensibilité au virus.


Il est plus certain que les fumeurs sont plus susceptibles d'éprouver des complications graves pour Covid-19. Il est important de réaliser que toutes les études citées dans le rapport de l'OMS (et d'autres qui n'y sont pas citées) ne datent que de quelques mois, et les informations sont recueillies à partir des dossiers hospitaliers. Personne n'a mis en place une étude dans laquelle les fumeurs et les non-fumeurs sont suivis pendant un an pour voir qui est plus susceptible de tomber malade du virus et, une fois malade, d'avoir des symptômes plus doux ou plus graves (tous les autres facteurs comme l'âge, sexe et exposition étant égaux entre les deux groupes). Une fois qu'un fumeur tombe malade avec Covid-19, il existe des preuves qu'il ou elle peut être plus malade en raison de complications pulmonaires dues au tabagisme. Une étude citée par le rapport de l'OMS a révélé une association statistiquement significative entre le tabagisme et l'admission dans une unité de soins intensifs ("USI"), l'utilisation d'un ventilateur ou la mort. Bien que davantage d'informations soient nécessaires pour savoir exactement comment

la fréquence du tabagisme, la durée, le type de cigarettes, etc. peuvent être liés à la gravité des symptômes de Covid-19,

les données sont convaincantes. En effet, des organisations gouvernementales et privées ont averti les fumeurs de cesser de fumer afin de réduire leur morbidité et leur mortalité par le virus. Mais comment?


Compte tenu de l'anxiété, de l'ennui, de la dépression, de la difficulté à dormir, de la concentration, de l'appétit accru, de l'irritabilité et même des symptômes pseudo-grippaux légers (effrayants) qui accompagnent le sevrage de la nicotine, qui va aider le fumeur à réussir?

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